vendredi 23 février 2018

Un album inédit de 1989.

      En 1989, dans le cadre de mes études d'arts à l'université de Paris 1 Panthéon - Sorbonne, j'ai obtenu une Maîtrise d'Arts Plastiques. Mais ça, vous le saviez déjà, c'est écrit dans ma biographie officielle (ah, tiens, oui, j'en vois deux dans le fond, là, qui opinent du bonnet). Ce que vous ignorez, en revanche, c'est que, dans le cadre de cette maîtrise, j'avais réalisé l'équivalent d'un album complet, une histoire en noir et blanc de 46 planches. Cet album n'avait été reproduit à l'époque qu'à quelques exemplaires, et uniquement sous forme de photocopies (une technique de reproduction du XXe siècle, je vous expliquerai...).
      Il y a quelques mois, Frédéric Minon, excellent libraire BD basé à Waterloo (librairie Bédébox), et également éditeur de tirages limités en noir et blanc dans le cadre de sa structure éditoriale 7 Editions, m'a offert l'opportunité de publier une rareté ou un inédit. J'ai assez vite pensé à cet album réalisé dans le cadre de ma Maîtrise. Pour la petite histoire, il se trouve que c'est quelques jours seulement après la soutenance de cette Maîtrise que j'ai eu la chance de rencontrer Jean-Claude Mézières et Pierre Christin, et que c'est grâce aux planches de cet album qu'ils ont accepté de m'intégrer dans l'équipe du studio Canal Choc (pour plus de renseignements sur cette série, c'est ici: https://www.bedetheque.com/serie-3066-BD-Canal-Choc.html).
   
      Depuis, je n'avais quasiment jamais revu ces planches. Après les avoir exhumées du carton à dessin où elles dormaient depuis 28 années et avoir relu toute l'histoire, j'en ai conclu que cet album, même avec ses défauts, présentait suffisamment d'intérêt pour être publié chez 7 Editions. Et Frédéric Minon a accepté cette proposition avec enthousiasme.

      Voici quelques visuels de l'album, ainsi que le descriptif technique. Si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à contacter rapidement 7 Editions. Les deux tiers du tirage sont déjà réservés.

Couverture provisoire



Fiche technique :
Couverture "INEDITE" noir mat anti-griffures.
Reliure : brochée.
Nombre de pages maximum : 51 pages.
Bonus : 1 ex-libris.
Mesures : 29.40 cm x 21.50 cm
TIRAGE : 45 A 88 exemplaires.
Prix de Vente Public : 35 €.
Date de Sortie : 4 TRIMESTRE 2018.

+++++++ L'intégralité des planches du dit "COLLECTOR" sont visibles au Bédébox à Waterloo (BELGIQUE) +++++++ .


Pour cette dernière, une séance de dédicaces sera spécialement organisée. 

Pour tout contact vers 7 EDITIONS :  http://bedebox.net/contact/



vendredi 2 février 2018

EST-OUEST, un roman graphique avec Pierre CHRISTIN


Entre découverte de l'Amérique des années 60, voyages à l'Est derrière le rideau de fer en pleine guerre froide, mésaventures automobiles et premières publications dans les pages du journal PILOTE, Pierre Christin, scénariste, entre autres, de Valérian et de Partie de chasse, se raconte dans ce roman graphique que j'ai eu le bonheur de mettre en images.

Parution le 6 avril 2018 chez Dupuis dans la collection Aire Libre.

Plus d'infos ici : https://www.dupuis.com/est-ouest/bd/est-ouest-est-ouest/76512

dimanche 21 janvier 2018

Salon du livre d'Igoville, dimanche 4 février 2018

Le 4 février prochain, je serai en dédicace près de Rouen, au salon du livre d'Igoville. Il vous manque un tome de LADY S ? Ou alors vous n'avez pas encore acheté le tome 13 de cette série sorti en novembre dernier ? Vous n'avez pas lu HIGHLANDS, l'histoire picaromanesque du peintre Joseph Callander qui se déroule en Ecosse au XVIIIe siècle ? Alors, si en plus d'acquérir ces ouvrages incontournables, vous désirez avoir une dédicace personnalisée, n'hésitez pas à venir me rencontrer à cette occasion. J'y serai de 10h00 du matin (oui, 10h00 du matin, un dimanche ! Vous voyez que je ne recule devant aucun sacrifice pour vous être agréable...) jusqu'à 18h00.





HIGHLANDS l'intégrale
Lady S tome 13 - Crimes de guerre








lundi 1 janvier 2018

Meilleurs voeux pour 2018

A toutes et tous, lectrices et lecteurs fidèles ou occasionnels, internautes de passage ici par hasard, ou même par erreur, je souhaite une excellente année 2018.



Le dessin ci-dessus, légèrement détournée pour l'occasion, est extrait de l'album EST-OUEST, écrit par Pierre CHRISTIN, que j'ai eu l'honneur et le bonheur de mettre en images. Il paraîtra aux éditions Dupuis dans la collection Aire Libre le 27 avril 2018.

samedi 30 septembre 2017

LADY S tome 13



Paris, fin février. Lors d'une mission diplomatique pour l'ONG Action 19, Shania Rivkas, alias LADY S, se trouve mêlée à la traque d'un criminel de guerre. Son objectif : le livrer à la Cour Pénale Internationale.

LADY S tome 13, CRIMES DE GUERRE, en librairie le 17 novembre.

mercredi 5 juillet 2017

Lady S tome 13 : encrage de la planche 26.

Ce matin, neuf heures. Les pulsations cardiaques et les premières notes de piano du thème de Peur sur la ville résonnent sur ma platine. Puis le siffleur Alessandro Alessandroni attaque la belle et inquiétante mélodie. Une des meilleures bandes originales d'Ennio Morricone datant de 1974, insurpassable. Je sens monter la tension, comme s'il allait se passer quelque chose de terrible, ici-même dans mon atelier.

Sur ma table à dessin, ce qui va se passer n'est pas si terrible, je vous rassure. C'est juste l'encrage de la planche 26. J'imprime le crayonné en bleu léger sur un bristol format A3, léger lui aussi (190g). Pour attaquer en douceur, j'encre le bord des cases au feutre calibré 0.2.


Je commence par la dernière case, comme ça, sans raison spéciale. D'abord, j'encre les lignes principales au pinceau, un Isabey Spécial N°2 d'excellente tenue qui m'a déjà accompagné sur tout le tome 12.


La dernière case est faite, je remonte le fil du temps de papier (c'est beau, ça, le fil du temps de papier, hein ? Non, c'est lourdingue ? bon, bon, okay... On oublie...).
Sur l'avant-dernière case, c'est un nouveau personnage de la série qui apparaît : Léa Rossi. Ce nom est un petit clin d'oeil à une BD des années 80, un petit bijou signé Serge Letendre et christian Rossi.
Après avoir tracé les lignes fortes au pinceau, c'est avec des feutres calibrés de tailles diverses et à la pointe souple que je finalise les cases. Les derniers aplats noirs sont ajoutés au feutre pinceau.



Le dernier strip se termine. J'y reviendrai sans doute pour ajouter quelques détails. En attendant, je remonte d'un cran et j'entame le deuxième strip.


Cette page est ce qu'on peut appeler une planche intermédiaire, un de ces indispensables passages dialogués qui font progresser le récit mais qui n'offrent pas d'excitation graphique particulière. Pour corser la chose, je me suis imposé une planche de bla bla autour d'une table, avec des personnages qui mangent tout en parlant. Un exercice que les dessinateurs détestent en général. Et si je n'en étais pas moi-même l'auteur, je maudirais sûrement le scénariste d'avoir écrit cette scène.


Après avoir encré la case 5 et un bout de la case précédente, je remonte jusqu'au premier strip pour encrer la case 2. Ne me demandez pas pourquoi, je fais ça au feeling, il n'y a pas de logique. Juste le signe, peut-être, d'une baisse de concentration. D'ailleurs, j'ai raté le trait de contour du visage sur le gros plan de Shania. Je dois le retoucher. Un coup de gouache blanche, repassage du pinceau... Okay, c'est bon, ni vu ni connu, personne ne saura que je me suis planté sur ce trait.



12h45, c'est l'heure de la pause déjeuner. Voilà plus de trois heures que j'encre des personnages qui mangent de la pizza, ça m'a largement ouvert l'appétit.



Retour au boulot. Je finalise les cases laissées en suspens avant le repas.
Plus que deux cases à faire.
Et là, c'est le drame ! Mon fidèle pinceau me trahit, il fourche lamentablement. Jamais plus il ne me fera cette si belle pointe que j'attendais de lui.
Je me doutais qu'il allait se passer quelque chose de terrible aujourd'hui. Jamais je n'aurais dû mettre Peur sur la ville sur la platine pour entamer la journée.
Je laisse tomber une larme sur ma table à dessin, et mon pinceau dans la poubelle. Mais pas l'encrage de la planche. Je dois me ressaisir, ne pas abdiquer face à cette petite défaillance de matériel.

Heureusement, j'ai mon arme secrète : un Winsor and Newton Series 7 N°1, acheté à Glasgow lors de mon dernier séjour en Ecosse.
Oui, je sais, on trouve les mêmes en France... Mais pas avec ces beaux étuis protecteurs. En tout cas pas dans ma papeterie habituelle.


La pointe est parfaite. Reste à voir comment il réagira à l'encre de Chine. Certains fourchent dès la première utilisation, les fourbes !



Apparemment, ce nouveau pinceau se laisse dompter. Fin du deuxième strip sans accrocs.


Plus qu'une case à faire. Il me faut près d'une heure et demi pour l'encrer. Je reviens ensuite sur l'ensemble de la planche, ajoutant des détails ici et là. Ma journée de travail s'achève. Il me reste encore à scanner la planche, faire disparaître le bleu du crayonné et préparer le fichier trait en noir et blanc, que j'enverrai ensuite à Sébastien Gérard pour la mise en couleur.